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	<title>Chronique fargussienne &#187; Comme quand on était p&#8217;tits&#8230;</title>
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	<description>Auffargis et ses environs</description>
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		<title>Comme quand on était p&#8217;tits&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 18:06:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comme quand on était p'tits...]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour François G.
&#8230; Chaque année voyait les conscrits parcourir les rues de mon bourg de montagne. Quand elle était seule avec nous à la maison, notre mère fermait les volets dès qu&#8217;elle entendait la fanfare, croyant échapper ainsi à leur coup de sonnette. Ils sonnaient, sonnaient. Nous restions immobiles et parfaitement silencieux derrière la porte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800000;">Pour François G.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-12419" style="float: left; margin: 2px;" title="Conscrits 1923" src="http://www.auffargis.com/W/2009/12/album-150x150.jpg" alt="" width="100" height="100" />&#8230; Chaque année voyait les conscrits parcourir les rues de mon bourg de montagne. Quand elle était seule avec nous à la maison, notre mère fermait les volets dès qu&#8217;elle entendait la fanfare, croyant échapper ainsi à leur coup de sonnette. Ils sonnaient, sonnaient. Nous restions immobiles et parfaitement silencieux derrière la porte jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils partent sonner plus loin. Une délicieuse peur me faisait frissonner et parfois je jetais un coup d&#8217;oeil par le vasistas du haut ;  toujours déçue car je voyais des gamins à peine plus vieux que frère aîné et tous plus ou moins imbibés.<em> [NDLF : la photo ci-contre est de famille mais un brin plus ancienne...]</em></p>
<p style="text-align: center;">******************************</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-12421" style="float: left; margin: 2px;" title="Tissus" src="http://www.auffargis.com/W/2009/12/homme-chic_tissus_dormeuil-150x150.jpg" alt="" width="100" height="100" />&#8230; Parmi les expériences en salle de TP de sciences nat, le maître mettait le feu à diverses choses que nous avions apportées afin d&#8217;en étudier la combustion : brins de laine, poils de chat, cheveux, plumes&#8230; J&#8217;aimais ces odeurs. Mais une année, le magasin de tissus qui ne voyait notre mère qu&#8217;au moment des soldes brûla. Comme d&#8217;autres mères moyennement argentées, la nôtre fit le plein de tissus bradés et nous eûmes longtemps à la maison l&#8217;odeur irritante de la laine brûlée. Le costume qu&#8217;elle cousit à papa prit l&#8217;air au jardin pendant des semaines avant qu&#8217;il ne le porte sans laisser d&#8217;effluves dans son sillage.</p>
<p style="text-align: center;">******************************</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-12424" style="float: left; margin: 2px;" title="La quille" src="http://www.auffargis.com/W/2009/12/mrs_quille_bronze-150x150.jpg" alt="" width="100" height="100" />&#8230; Quant arrivait le Père Cent à l&#8217;école nationale où notre père enseignait, il y avait des défilés à travers toute la commune, et avant que le Père Cent ne passe l&#8217;arme à gauche, le major de promo, aidé de ses &#8220;esclaves&#8221; portait la quille en grande pompe. Et nous, les minots, étions heureux comme des princes de recevoir une mini-quille (le laiton était le mieux !) que nous épinglions illico à notre col avant de nous joindre discrètement à la longue queue qui zigzaguait en hurlant :&#8221;j&#8217;ai, j&#8217;ai, j&#8217;ai quelque chose dans le cul qui m&#8217;empêche de marcher, j&#8217;ai, j&#8217;ai, j&#8217;ai quelque chose dans le&#8230;.&#8221;, refrain incantatoire que nous scandions en marchant au pas jusqu&#8217;à la maison, jusque dans la cuisine avant de buter, instantanément dégrisés, sur le silence réprobateur et le regard sévère de notre mère. Pas moyen de rigoler.</p>
<p style="text-align: center;">******************************</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-12427" style="float: left; margin: 2px;" title="Atelier de décolletage" src="http://www.auffargis.com/W/2009/12/image020-150x150.jpg" alt="" width="100" height="100" />Longtemps seuls dans le coin éloigné du bourg où les parents avaient fait construire la maison, nous eûmes un jour des voisins à gauche. Le papa de gauche était ouvrier. Il installa bientôt comme tant d&#8217;autres un petit atelier de décolletage dans son sous-sol semi-enterré et nous eûmes désormais des soirées et des fins de semaine agrémentées de bruits de machine, clac la presse à découper, clac l&#8217;emboutisseuse, zzzz la fraiseuse&#8230; La maman de gauche, les enfants à l&#8217;école, travaillait à l&#8217;atelier et se donnait du coeur au ventre en chantant à tue-tête : &#8220;Un inconnu et sa guitare &#8211; Dans une rue pleine de brouillard &#8211; Chantait, chantait une chanson &#8211; Que répétaient deux autres compagnons.  Marjolaine, toi si jolie &#8211; Marjolaine, le printemps fleurit &#8211; Marjolaine, j&#8217;étais soldat &#8211; Mais aujourd&#8217;hui &#8211; Je reviens près de toi&#8230;&#8221; Et quand elle avait terminé, elle recommençait. En été elle ouvrait en grand la petite fenêtre. Vous, je ne sais pas, mais moi, Francis Lemarque&#8230;.</p>
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		<title>Comptes de nuit</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 21:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comme quand on était p'tits...]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois. Puis cinq. Et neuf. Lenaïg compte les mouches qui se posent en grappes sur le morceau de chair violacée négligé par le rat. Gilles Servat milite entre Fougères et Clisson. Le père est en mode P.A.B. (Papa A Bu).
Huit puis une. Et deux. La la la la la leno. Le rat revient et rampe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Trois. Puis cinq. Et neuf. Lenaïg compte les mouches qui se posent en grappes sur le morceau de chair violacée négligé par le rat. Gilles Servat milite entre Fougères et Clisson. Le père est en mode P.A.B. (Papa A Bu).</p>
<p style="text-align: justify;">Huit puis une. Et deux. La la la la la leno. Le rat revient et rampe à pattes feutrées vers Mouche Quatre. Papa est ivre, Lenaïg s&#8217;évapore dans les brumes d&#8217;Ys et tournoie vers les hauts-fonds d&#8217;où la Petite Sirène et le Celte au torque d&#8217;ambre la sauveront.</p>
<p style="text-align: justify;">Sept et deux et plus rien. Shane McGowan s&#8217;arrache des mots âpres qu&#8217;il crache entre ses dents ébréchées. L&#8217;oncle druide la fait encore rêver. Les mots sont suspendus. Lenaïg attend.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus rien. Mouche Quatre n&#8217;a pas comblé les besoins du rat qui, tel un soldat rampant sous les ajoncs en tenue de camouflage avance une dent et goûte sans prévenir le bout rose d&#8217;un doigt de pied de Lenaïg. La lande hurle sous les ajoncs courbés. Jean Bart et Surcouf mouillent à Saint-Pierre et Miquelon,  Toussaint Louverture embarque avec Timour et Tamerlan pour une traversée avinée.</p>
<p style="text-align: justify;">Petite sirène à bord du Kon Tiki, entourée des hommes liges des talus en transe de Paol Keineg, Lenaïg  explore les écumes, du Cap Nord au Cap de Bonne Espérance, nargue les sous-marins allemands et, rescapée de l&#8217;enfer définitif de Mers-el-Kébir, rejoint Kessel, Bombard, Guillaumet, Mermoz et Saint-Exupéry, et puis Pépère le Héros, salué par les derniers Yaghans.</p>
<p style="text-align: justify;">Neuf et quatre. Jack London arrache les lanciers du Bengale aux geôliers qui leur font exploser les doigts en glissant sous leurs ongles des allumettes qu&#8217;ils mettent à feu avec un rire sardonique tandis que Lenaig hurle de terreur. La petite Fadette ne lui est d&#8217;aucun secours et c&#8217;est enfin Rob Roy qui chasse l&#8217;horreur en l&#8217;emportant sur son cheval forcément fougueux.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois et  onze et puis réveil.</p>
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		<title>Comme quand on était p&#8217;tits&#8230;</title>
		<link>http://www.auffargis.com/2011/05/30/comme-quand-on-etait-ptits-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comme quand on était p'tits...]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand on était p&#8217;tits,  les parents nous embarquaient l&#8217;été une année en Ardèche, l&#8217;autre  dans des aventures bretonnes. Vacances chez Pépère et Mémère, puis bientôt Mémère toute seule, Pépère ayant assez rapidement rejoint le paradis de la marine à voile.
A 50km/h de moyenne, il nous fallait deux bonnes journées pour rejoindre Saint-Brieuc et la rue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand on était p&#8217;tits,  les parents nous embarquaient l&#8217;été une année en Ardèche, l&#8217;autre  dans des aventures bretonnes. Vacances chez Pépère et Mémère, puis bientôt Mémère toute seule, Pépère ayant assez rapidement rejoint le paradis de la marine à voile.</p>
<p style="text-align: justify;">A 50km/h de moyenne, il nous fallait deux bonnes journées pour rejoindre Saint-Brieuc et la rue du Vieux Séminaire, juste à l&#8217;arrière de la caserne Charner. La lourde Dyna Panhard montait la côte d&#8217;Yffiniac bordée de tresse d&#8217;oignons et d&#8217;ail, nous passions Langueux et nous arrivions en vue du viaduc du chemin de fer et là nous étions tous prêts à gicler hors de la voiture ! Mais patience, pas encore&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Au programme : grands et moins grands cousins, la famille de mon père,  ma chère et drôle petite marraine, le jardin de buis et de soucis jaunes et oranges aux allées recouvertes de coquillages parfois encore entiers qui faisaient nos délices de jeunes montagnards collectionneurs, la course pour attraper le car qui nous emmènerait à la plage  des Rosaires (avant de casser sa pipe de cap hornier, Pépère avait une cabane en bord de plage, nous nous y entassions de retour de la grève, saupoudrés de sable et les poches pleines de trésors pour partager le casse-croûte à l&#8217;abri ; j&#8217;y ai parmi mes plus beaux souvenirs&#8230;), les promenades au port pour voir les navires, les virées dans la 2cv de Tanty, les visites aux cousins sur place ou à Rennes et Troarn, les balades vallée du Gouet où frère aîné attrapait invariablement une sangsue qui le faisait aussi invariablement déchoir de son statut de pirate en chef, le marché autour de la cathédrale, la galette-saucisse parfumée et les marchandes de dentelle alors encore en coiffe.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis les merveilles de étals des poissonniers, avec des délices que nous ne goûtions que là, chez Mémère : araignées, crabes, étrilles, couteaux, coques, poissons de toutes sortes. Vêtue de noir, ne sortant jamais sans son chapeau, ma grand-mère était belle et avait gardé un teint de porcelaine claire. Beaucoup d&#8217;humour derrière tout ce noir ; un de ses grands plaisirs était de nous infliger le supplice de l&#8217;araignée. Rentrant du marché, les sacs pleins à déborder, elle nous appelait à la cuisine et riait aux éclats de nous voir partir en hurlant devant la ou les araignées de mer bien vivantes qu&#8217;elle avait posées par terre et qui, je vous l&#8217;affirme, nous couraient après à la vitesse de l&#8217;éclair. Puis, la rigolade terminée et l&#8217;heure tournant, elle saisissait la bête et la plongeait vivante et hurlante, nous l&#8217;entendions bien, dans la grande marmite d&#8217;eau bouillante. Mémère nous servait la bête avec une mayonnaise comme je n&#8217;en ai jamais mangé depuis.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois par semaine, une fermière de La Méaugon passait livrer à pied le régal  absolu&#8230; après avoir  palabré en breton avec Mémère, elle déposait délicatement dans un plat creux garni d&#8217;étamine des petits fromages frais en forme de coeur que nous dégusterions égouttés et noyés dans de la crème fraiche entière, crue, moelleuse, épaisse, charnue, abondamment saupoudrée de sucre. A bas le 0% !</p>
<p style="text-align: justify;">Le matin, le ciel était généralement couvert. La maison étant pleine à déborder, Mémère, ma mère et Tanty s&#8217;offraient la corvée de linge (pas de machine alors&#8230;) dans la petite buanderie. A maman craignant le temps gris, Mémére répliquait &#8220;pas de problème, c&#8217;est la marée&#8221; et elle avait toujours raison : la marée passée, le ciel se découvrait, le linge séchait dehors.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.goelo.fr/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-10043" style="vertical-align: middle;" title="plage-des-rosaires" src="http://www.auffargis.com/W/2011/05/plage-des-rosaires.jpg" alt="plage-des-rosaires" width="320" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La plage des Rosaires sur goelo.fr</strong></p>
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		<title>Loques loquaces</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 14:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comme quand on était p'tits...]]></category>
		<category><![CDATA[Infos en vrac]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je ne sais pas pourquoi ces images (Festival 2010 des jardins, Chaumont sur Loire) me soufflent quelque chose de désagréable mais c&#8217;est ainsi. Elles me font penser au livre &#8220;les hirondelles de Kaboul&#8221; mais, encore une fois, pourquoi ? Ce creux de terrain, est-ce un trou pour mise au tombeau ou un refuge, un lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3105.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7688" title="Trou ou protection ?" src="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3105-150x150.jpg" alt="Trou ou protection ?" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3101.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7685" title="Palabres ou mise au tombeau ?" src="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3101-150x150.jpg" alt="Palabres ou mise au tombeau ?" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3103.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7686" title="Angoisse ou réunion d'amies" src="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3103-150x150.jpg" alt="Angoisse ou réunion d'amies" width="150" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas pourquoi ces images (<a href="http://www.domaine-chaumont.fr/" target="_blank"><strong>Festival 2010 des jardins, Chaumont sur Loire</strong></a>) me soufflent quelque chose de désagréable mais c&#8217;est ainsi. Elles me font penser au livre &#8220;<a href="http://www.yasmina-khadra.com/index.php?link=biblio" target="_blank"><strong>les hirondelles de Kaboul</strong></a>&#8221; mais, encore une fois, pourquoi ? Ce creux de terrain, est-ce un trou pour mise au tombeau ou un refuge, un lieu de palabre ou d&#8217;ultime réunion ? Qu&#8217;en dites-vous ?</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7687" style="vertical-align: middle;" title="Détails crochet" src="http://www.auffargis.com/W/2010/11/IMG_3103a.jpg" alt="Détails crochet" width="600" height="450" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ci-dessus un agrandi des pièces de tricot et de crochet, &#8220;comme quand on était p&#8217;tits&#8221; et que nos mémées écoulaient en faisant des couvertures tout le stock de laine maintes fois tricotée, détricotée, lavée, remise en <img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7693" style="float: left; margin: 2px; border: 0pt none;" title="Frisé !" src="http://www.auffargis.com/W/2010/11/21497256-150x150.jpg" alt="Frisé !" width="100" height="100" />écheveaux puis en pelote et ainsi de suite&#8230; Quel boulot ! Pour mettre la laine réutilisée en écheveaux, les mamans réquisitionnaient les enfants, leur faisant tendre les bras en avant pour y enrouler  la laine et achever de défriser le fil propre. Frère aîné construisit vite une machine en mécano afin d&#8217;être tranquille : il pouvait tourner une manivelle tout en continuant à lire et à récolter les félicitations, lui !</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Photographies des &#8220;arbres de santé&#8221; (ou arbres loques) de <a href="http://www.international-artcatalyse.net/plandusite_beatricesaureletmichelracine.htm" target="_blank">Béatrice Saurel et Michel Racine</a></strong></p>
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		<title>Comme quand on était p&#8217;tits : la télé en couleur</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 16:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comme quand on était p'tits...]]></category>

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		<description><![CDATA[Tonton Manu était placier/poids public, la maison a disparu, elle était verrue sur le pied du château mais pour nous, quelle merveilleuse verrue ce fut ! Vous pensez : les murs du fond étaient  du XIVe !!!  Ou du Xe. Ou gallo-romains ? Vieux donc. Quoi qu&#8217;il en soit, on entendait encore les longs cris [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-7502" style="float: left; margin: 2px; border: 0pt none;" title="Ma verrue préférée" src="http://www.auffargis.com/W/2010/10/Sans-titre-222221.jpg" alt="Ma verrue préférée" width="312" height="229" />Tonton Manu était placier/poids public, la maison a disparu, elle était verrue sur le pied du château mais pour nous, quelle merveilleuse verrue ce fut ! Vous pensez : les murs du fond étaient  du XIVe !!!  Ou du Xe. Ou gallo-romains ? Vieux donc. Quoi qu&#8217;il en soit, on entendait encore les longs cris de douleur des prisonniers des basses-fosses. Je vous dis qu&#8217;on les entendait. Point barre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Placier </em>: pour le marché central, pour la foire aux oignons, pour la vogue, etc&#8230; Il suffisait de dire &#8220;j&#8217;suis la nièce de Tonton Manu&#8221;, sa gentillesse, un vrai sésame.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Poids public</em> : pendant que Tonton Manu plaçait ou faisait ses écritures à la Mairie, Tatan Raymonde pesait : les camions de fruits, pleins à l&#8217;aller, vides au retour (c&#8217;est là que j&#8217;ai compris le sens du verbe tarer) sur la grande bascule, les cochons ou autres bestioles sur la petite bascule qui servait également d&#8217;enclos à chien ou de cage à cousin filou.</p>
<p style="text-align: justify;">Une année, Tonton Manu plaça un cirque. En compensation il eut le droit de récolter le crottin. Cet été-là nous mangeâmes avec circonspection des haricots de crottin d&#8217;éléphant, des tomates de crottin de giraphe et des salades de crottin de yack. Pas évident.</p>
<p style="text-align: justify;">Juste en face du Poids public, second des lieux bénis de mes vacances ardéchoises, une autre verrue, accolée à la collégiale (classée également) nous accueillait souvent. La pompe à essence fonctionnait calmement, ce qui laissait le temps aux propriétaires de nous installer devant&#8230; leur télé en couleur ! Déjà que chez nous il n&#8217;y avait pas la télé, chez les cousins non plus, alors vous imaginez notre totale fascination pour cet objet surnaturel.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on a pu rigoler, quelques années plus tard ! La télé en couleur c&#8217;était ça :  on fixait sur l&#8217;écran une plaque de &#8220;plastique&#8221; dont le tiers haut était bleu et se fondait dans le vert du tiers médian, fondu à son tour dans le tiers inférieur marron&#8230; Pas beau Johnny-tête-bleue ?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7503" style="vertical-align: middle;" title="La télé en couleur" src="http://www.auffargis.com/W/2010/10/Sans-titre1111-1.jpg" alt="La télé en couleur" width="500" height="314" /></p>
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