Comme quand on était p’tits : le centenaire du rattachement de la Savoie à la France

Pfiouuu… remontons à 1960, ça fait un bail ! Je suis au collège et c’est le branle-bas partout, cette année on fête le centenaire du rattachement de la Savoie à la France. Notons que pour nous, il n’y a que la Haute-Savoie qui compte !

En 1960, le centenaire de l’Annexion fait l’objet de commémorations en Savoie et à Paris. Les deux départements savoyards mettent en place un Comité d’organisation des fêtes du Centenaire du Rattachement de la Savoie à la France, constitué de personnalités locales pour l’organisation des commémorations officielles avec pour président d’honneur, l’ancien ministre Antoine Borrel et le président, Louis Martel, ancien député et ancien président du Conseil général de la Haute-Savoie. Suite sur Wikipédia [clic]

Les écoles et les associations sportives du secteur préparent activement une grande manifestation sportive et culturelle qui se déroulera au stade, gradins pleins, folie sur quelques jours. Je fais partie de celles et ceux qui danseront en public La danse du feu (L’amour sorcier) de Manuel de Falla, non mais vous imaginez ? Moi qui n’ai fait de danse dite rythmique que petite et en bloomer en prime ? Les mamans sont au boulot pour coudre les costumes. Je suis une « flamme » habillé de toile de jute rousse. Je n’ai pas de photo et c’est peut-être mieux. Répétition générale au stade, nous sommes des centaines d’enfants, la musique hurle, rien n’est en place sinon que, au moins, nous tournons dans le bon sens. Mauvaise nuit, le trac de l’artiste comprenez-vous ?

Enfin le jour J et une excitation à son comble. Ma tunique de flamme professionnelle me gratte pas possible, comme elle gratte toutes les autres flammes ; difficile d’en faire abstraction, comme il est difficile d’ignorer les moqueries de frère aînée pour qui c’est du pain béni. Nous nous changeons dans les vestiaires du stade, dernières recommandations des encadrants et… en piste. Imaginez toutes ces flammes qui dansent autour du stade, se rapprochent du point central en levant les bras, se baissent ensemble pour saluer le feu, se relèvent et s’écartent. Imaginez le calvaire du jute qui gratte, de la tunique courte qui remonte en découvrant culottes ou bloomers quand les bras se lèvent, imaginez toutes ces flammes rouges de confusion et vous comprendrez la hâte extrême que nous mettrons à nous changer le spectacle à peine terminé.

Maudit bloomer

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