« Cathédrales » – Musée des Beaux-Arts de Rouen > 31 août

 Charles Nègre Le stryge Attirée par un article consacré au Stryge de la cathédrale de Paris (photo Charles Nègre à gauche), j’ai eu envie de rendre visite au Musée des Beaux-Arts de Rouen. Chose faite. Créez l’occasion, passez une journée à Rouen qui regorge de trésors [ clic !] et, jusqu’au 31 août, régalez-vous avec cette très belle et très intéressante exposition : « Cathédrales » dont voici les sections :

  • Le romantisme allemand
  • Romantismes anglais et français
  • Naissance d’un patrimoine
  • Naissance d’un patrimoine
  • Victor Hugo : le culte de l’écrivain
  • Chimères et Stryge
  • Les Arts Décoratifs
  • Impressionisme
  • Rodin et le symbolisme
  • Modernes et avant-gardes en France
  • 1914 : cathédrales en guerre
  • Modernes et avant-gardes en Allemagne

Site : http://cathedrales1789-1914.fr

« Les gargouilles, dont la fonction utilitaire est de cracher les eaux de pluie, avaient été intégrées au système ornemental du décor des cathédrales, comme autant de créatures monstrueuses. Elles sont particulièrement présentes dans le roman de Victor Hugo, comme en écho de la difformité de Quasimodo. Cette imagerie grotesque, qui renvoie au goût pour la physiognomonie* fort en vogue au XIXe siècle, va particulièrement fasciner les artistes.

Viollet-le-Duc, qui leur consacre une notice de son Dictionnaire de l’architecture, les dessine en nombre. Au lendemain de la Révolution de 1848, il amorce pour Notre-Dame de Paris le projet d’une « galerie des chimères », suite de créatures fantastiques dont la réalisation et l’installation dure jusqu’en 1855-1856. L’ensemble devint un thème pictural et littéraire,  graphique et photographique.

L’une de ces chimères devait se détacher des autres: le Stryge. Son allure à la fois démoniaque et sardonique, sa position contemplative au dessus de la capitale, comme absorbé par le spectacle de la vie urbaine, lui confèrent une puissance symbolique rare. Apparu dans les arts visuels en 1853 avec la photographie de Charles Nègre et la gravure de Meryon qui lui donne son nom, la créature imaginée par Viollet-le-Duc va faire l’objet d’innombrables interprétations, jusqu’à Brassaï et Chagall, et devenir une nouvelle icône de Paris. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.