MJ Masson : Souvenirs de gosse (23)

Notre grand reporter perrotin et d’ailleurs, d’ailleurs, nous fait le grand honneur d’une chronique de “souvenirs de gosse”. Les illustrations sont issues des trésors de Michel Jack auquel La fargussienne et ses lecteurs du monde entier adressent un chaleureux M.E.R.C.I !

Souvenirs de gosse (23)

Des œufs étranges.

Poule pondeuseRévolution dans la basse cour. Les poules pondaient des œufs très étranges, tantôt aplatis, tantôt déformés bizarrement, un voisin avait-il jeté un sort à ces pauvres bêtes ?

Bien sûr vous avez déjà vu des œufs cubiques, non ? Bon je vais vous donner le procédé : vous achetez une petite boite cubique du volume d’un œuf, vous cassez votre coco dedans et hop au micro onde. Je ne vous dis pas la surprise des invités quand vous présentez un plateau avec des œufs au dur cubiques. Alternez-les avec des œufs au dur normaux et puis inventez n’importe quoi pour justifier cette anomalie de la nature.

Je me souviens que quand j’allais au restaurant universitaire, la spécialité était « œufs durs mayonnaise », on avait surnommé ce resto « Le Rat Mort », pourquoi ? Simplement parce que les rats qui faisaient les poubelles ne survivaient pas… Un chanteur célèbre vantait « Au tord boyaux ».oeuf-mimosa-cubique

Bon ? Ce n’est pas tout, revenons à nos œufs étranges. Après avoir découvert ces trucs dans le poulailler, après les avoir cassés pour en étudier la composition, et ils étaient tout ce qu’il y a de plus normaux, il fallait repérer la poule qui manifestait sa désapprobation envers la nature. C’est sûr ce ne pouvait être qu’une poule contestataire pour produire des œufs hors normes. Vous me direz que quand une poule pond et qu’elle a le hoquet… mais ce n’est pas tous les jours !

Et puis un jour le pot aux roses fut découvert ; Maman s’étant rendu compte que je passais toujours à la basse-cour avant ces découvertes miraculeuses, elle me surprit serrant un œuf dans mes mains : « il ne va pas s’envoler » me dit elle ! Non bien sûr, mais il serait normal si je ne le déformais pas alors qu’il était encore mou. J’avais tout simplement compris que à l’instant de la ponte, la coquille ne s’était pas encore durcie à l’air et que je pouvais lui donner une forme non normalisée par Dame Nature.

Voilà, le mystère n’en était plus un !

À suivre…

 

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