Le haïku 1 – le coing – suite

CoingIl y a peu, l’amie Adeline proposait de lancer un concours de haïkus. Bonne idée mais aurons-nous quelque écho ??? Si cela vous tente, envoyez votre (vos) haïku(s) sur le thème ci-dessous, pour publication ici. A vos plumes !
Après celle d’Adeline et celle de MJM, voici la production de Gil Pisteur des Halliers (tout un poème !)
Gil Pisteur des Halliers
Et, spécialement pour lui, une promenade dans les halliers par José-Maria de HEREDIA : « Pan » :

A travers les halliers, par les chemins secrets
Qui se perdent au fond des vertes avenues,
Le Chèvre-pied, divin chasseur de Nymphes nues,
Se glisse, l’œil ardent, sous les hautes forêts.

Il est doux d’écouter les soupirs, les bruits frais
Qui montent à midi des sources inconnues
Quant le Soleil, vainqueur étincelant des nues,
Dans la mouvante nuit darde l’or de ses traits.

Une Nymphe s’égare et s’arrête. Elle écoute
Les larmes du matin qui pleuvent goutte à goutte
Sur la mousse. L’ivresse emplit son jeune cœur.

Mais, d’un seul bond, le Dieu du noir taillis s’élance,
La saisit, frappe l’air de son rire moqueur,
Disparaît… Et les bois retombent au silence.

10 thoughts on “Le haïku 1 – le coing – suite

  1. Ooooooooooh ! Mais il s’est surpassé le Gilou !!! ;oD Que d’inspiration !!!
    Et le poème d’Heredia est tout simplement savoureux et évocateur, c’est joliiiiiiiii !

  2. Tout cela quand même…
    Il est grand temps que je m’en retourne sur ces sentes, pour ne pas ouvrir les yeux que pour cèpes, bolets et chanterelles… 🙂

  3. Ah ! Quelqu’un qui dit « chanterelle », magnifique, ce mot est si joli et évocateur, bien plus que girolle qui fait plus artisan menuisier à mes oreilles (et c’est très bien mais moins ans la poésie). « Chanterelle » et je pars en musique avec le bourdon…

  4. Eh oui, car la chanterelle est aussi la trompette de la mort la plus aiguë du violon. Euh. Enfin… Ouh là. Je commence à m’emmêler les coulemelles, moi, avec tout ça. Ce n’est pas une raison pour avoir le bourdon. Coing qu’il en soit, les nymphes, dryades et elfettes sont appelées à rè-steack haché dans leurs re-coings secrets, les jours prochains, si elles veulent échapper au regard cocoing d’un Pisteur en vadrouille… ^^

  5. Woulaaaaa, ça vole haut !!! Bon, je digère tous ces hallucinogènes potentiels et je reviens plus tard, sans tambour ni trompette !

  6. Je vais encore « m’insurger » , la chanterelle désigne « la girolle » qui est de couleur jaune et plus charnue que la trompette des morts (et non de la mort) qui est de couleur noire et peu charnu, plutôt assez croquante. Ce sont effectivement deux champignons comestibles de la classe des basidiomycètes, et on emploi plutôt le nom de craterelle pour la trompette des morts. À récolter maintenant qu’il pleut beaucoup et jusqu’en Novembre dans des endroits de la forêt que je ne révèlerai pas !
    MJM

  7. Tout à fait cher MJM, je ne jouais qu’avec les mots (la trompette étant le lien entre le côté musique de la chanterelle et son côté champignon…). Je n’y connais rien du tout en champignons, hélas, et si j’ai trop peur d’empoisonner ma petite famille par ignorance, j’aime beaucoup en revanche les noms rigolos de ces messieurs à chapeaux et à lamelles ^^ Il y en a qui ne sont pas piqués des hannetons ! Comme l’anthurus d’archer… Ca fait très chevalier, ça… ^^

  8. Ce n’était pas un reproche, pour ma part je ne connais que peu de champignons et encore moins leur toxicité et je ne m’aventure pas à consommer même après avis du pharmacien, bien que mon père m’a toujours dit qu’on ne s’empoisonnait qu’une fois…

    Toi petit bolet
    Tout de rouge chapeauté
    Au ciel tu m’envoie.

    MJM

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