Michel Jack reporter : une chasse au dahut

Bonjour,

Voici une histoire que je n’ai racontée qu’une seule fois dans ma vie, la réaction de mon interlocuteur a été d’un tel mépris que j’ai toujours gardé le silence. Mais comme  je sais que les lecteurs de “la Fargusienne” sont sensés et respectueux, alors je vous  raconte une chasse au DAHU à laquelle j’ai participé il y a bien longtemps (quand j’étais jeune), et vous présente le trophée que j’en ai ramené.

Voilà, il s’agit d’un DAHU tricornes dextrogire (chacun sait qu’un DAHU a les pattes  plus courtes d’un coté que de l’autre, ce qui fait qu’il tourne autour de la  montagne dans un seul sens pour rester à la verticale (dans le cas contraire, il  basculerait à l’horizontale : bien retenir cela pour comprendre la suite). Tout d’abord, comment se rendre compte s’il s’agit de DAHU dextrogire ou senestrogire : un DAHU dextrogire a les pattes de droite plus courtes que les pattes de gauche, donc il tourne autour de la montagne dans le sens des aiguilles d’une montre (d’une horloge aussi) ;  le DAHU senestrogire quant à lui est inverse et tourne donc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre (d’une pendule aussi) on le découvre en regardant les traces laissées sur le sol.

J’oubliais, il faut être deux pour chasser. Le premier se poste au milieu du sentier laissé par les passages journaliers du DAHU (en tenant compte du sens de progression de l’animal : il ne faut jamais tourner le dos à un DAHU) avec environ deux mètres de ficelle solide, le second court, en faisant du bruit, à la poursuite du DAHU (qui prend toujours le même chemin autour de la montagne). Quand l’animal arrive sur vous, à deux mètres exactement (c‘est très important vous verrez), vous vous levez brutalement en criant. Le DAHU stoppe net et veut faire demi tour, et là c’est l’erreur, ayant les pattes plus courtes de l’autre coté, IL TOMBE ! Vous vous jetez sur lui (la distance de deux mètres est importante car il est trop loin pour vous donner un coup de tête et vous vous avez juste le temps de lui sauter dessus et de lui ficeler les pattes).

Voilà, le tour est joué : il est à vous !  Un cuissot de DAHU rôti sur le grill, piqué d’ail c’est délicieux…

Dans le trophée que je vous présente, il s’agit d’un DAHU tricornes dextrogire, cela est visible car tournant dans le même sens, seul une corne frotte les branchages, ici, c’est la corne droite, on le voit bien, elle est plus usée et blanchie.

Vous ne voulez pas me croire ? Ce n’est pas grave, moi j’ai le trophée…
Michel Jack

3 thoughts on “Michel Jack reporter : une chasse au dahut

  1. Mais je n’ai absolument aucun doute sur la véracité de cette histoire, et mon intuition me trompe rarement pour cela. L’authenticité d’un récit a un parfum spécifique et celui-ci me chatouille agréablement les narines. Par contre je dirais que ce spécimen précis était atteint d’érichrodontie, sa dentition étant quelque peu étonnante pour un herbivore tel que le dahu. Passionnant récit, merci et vivement le prochain !!! ^^

  2. Attention, un Dahu çà mange aussi des racines et il faut de grande dents pour fouiller le sol et déterrer celles-ci (comme dans le petit chaperon rouge, les grandes dents c’est pour mieux manger…).
    MJM

  3. Ah voui c’est sûr… ;o) Nom d’une galette au beurre….

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