Quand La fargussienne coupe la circulation

Rentrant en plein mois d’août de la bibliothèque, twingotant désespérément seule sur les routes fargussiennes, je me vis stoppée net au carrefour de la place de l’église, envahi par une meute de gendarmes. Meute, c’est gentil.

Je me garai. J’ouvris ma vitre et entendis : « papiers ». Je lançai un joyeux « bonnjouuuuuuuur ! » et tendis mes papiers (sur mon permis rose d’époque figure une photo d’époque aussi, rien que ça devrait prêter à rigoler, mais non) à un visiblement très jeune gendarme complètement stressé et raide comme un piquet.

Faisant le tour de la voiture, il me fit ouvrir le coffre (riche en découvertes dont des doudous pour les BB lecteurs. Pas pour le gendarmet), me rendit mes papelards et, me montrant avec autorité la route des Essarts me dit « vous partez par là ! ».

– Bah, ça ne va pas être possible, dis-je, j’habite par là. Sens opposé.

– Non, impossible, vous allez couper la circulation. (Sic, r-esic et tri-sic !)

– Je ravalai vite fait un hurlement de rire géant et redis « mais si, moi c’est par là ! ». Sens opposé.

– Bon, attendez ici dit-il avec autorité. Il se posta au milieu du carrefour, scruta l’horizon est, l’ouest, le sud et l’autre pour enfin me faire signe de me casser très très vite dans le sens que je voulais mais très vite afin de ne pas couper la circulation.

Durant tout cet échange poilant, aucune autre voiture ne montra le bout de sa calandre.

Je rentrai hilare et rouge brique de marrade. Et j’en ris encore. Merci le gendarme !

A votre tour : envie de raconter, la chronique est là pour ça !

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