Histoire à bâtir : trous de troncs

Que vous inspire cette image prise aux Bréviaires ? A vous de jouer !

Adeline – 17 janvier 2012 – 11h : « Il était une fois Très-Vieux-Tronc, Vieux-Tronc et Pas-trop-Vieux-Tronc qui prenaient le frais sur un banc.
– Hé, Très-Vieux-Tronc, dit soudain Pas-Trop-Vieux-Tronc avec un peu de nostalgie, tu te souviens de ma plus belle branche ? La plus longue, celle qui allait chatouiller le Grand-Hêtre sous les aisselles ? Ah, comme je la regrette, sans elle, je me sens comme… Tronqué.
– Heiiiiiin ? fit Très-Vieux-Tronc.
– Parle plus fort, conseilla Vieux-Tronc, tu sais bien qu’il est dur de la feuille.
– Ok. TU TE SOUVIENS DE MA PLUS BELLE BRANCHE ? cria Pas-Trop-Vieux-Tronc.
– Mmmh ? grommela Très-Vieux-Tronc. Attends, petit, je réfléchis…. Non, là… j’ai un trou.
– Allez, enfin, creuse-toi un peu le ciboulot, quoi ! rétorqua Pas-Trop-Vieux-Tronc un peu vexé.
– C’est déjà fait, chuchota Vieux-Tronc en gloussant. Allez laisse-le tranquille, tu vois bien qu’il ne t’écoute déjà plus, il dort comme une souche.
– Pf, fit Pas-Trop-Vieux-Tronc. Dis plutôt qu’il perd la boule. (De gui, ouarf, ouarf).
– Tu exagères, petit, dit Vieux-Tronc. Tu n’as pas de cœur, de dire des choses comme ça. Tu sais, il en a vu passer, des étés, lui.
– Et toi, tu as l’air plutôt en forme pour ton âge ? Tu bossais dans quelle branche ?
– Ombrageur pour pique-niques, nicheur pour pies et tourterelles turques. Je m’enfilais de belles quantités de gaz carbonique, également. Et toi ?
– Moi, j’abritais des écureuils et je fournissais des glands pour les sangliers. J’étais très bon en production d’oxygène, aussi. Mais un jour… Une grosse tempête a cassé mon voisin, mon pote le châtaigner, un mec formidable, un profil taillé à coup de serpe, une personnalité assez piquante, c’est vrai, mais il en avait de la conversation, celui-là. Très enraciné dans la culture forestière, ce gars. Ca m’a brisé le cœur. J’ai commencé à me laisser aller. Enfin bref. Et toi ?
– Bof… inutile d’en parler. Bon, j’ai l’estomac creux, moi. Je me boirais bien une mousse, pas toi ?
– Avec une rondelle de 6-troncs ?
– Ah Ah ! Allez, vieille branche, on y va ?
– Et cooooomment !« 

5 thoughts on “Histoire à bâtir : trous de troncs

  1. Il était une fois Très-Vieux-Tronc, Vieux-Tronc et Pas-trop-Vieux-Tronc qui prenaient le frais sur un banc.
    – Hé, Très-Vieux-Tronc, dit soudain Pas-Trop-Vieux-Tronc avec un peu de nostalgie, tu te souviens de ma plus belle branche ? La plus longue, celle qui allait chatouiller le Grand-Hêtre sous les aisselles ? Ah, comme je la regrette, sans elle, je me sens comme… Tronqué.
    – Heiiiiiin ? fit Très-Vieux-Tronc.
    – Parle plus fort, conseilla Vieux-Tronc, tu sais bien qu’il est dur de la feuille.
    – Ok. TU TE SOUVIENS DE MA PLUS BELLE BRANCHE ? cria Pas-Trop-Vieux-Tronc.
    – Mmmh ? grommela Très-Vieux-Tronc. Attends, petit, je réfléchis…. Non, là.. j’ai un trou.
    – Allez, enfin, creuse-toi un peu le ciboulot, quoi ! rétorqua Pas-Trop-Vieux-Tronc un peu vexé.
    – C’est déjà fait, chuchota Vieux-Tronc en gloussant. Allez laisse-le tranquille, tu vois bien qu’il ne t’écoute déjà plus, il dort comme une souche.
    – Pf, fit Pas-Trop-Vieux-Tronc. Dis plutôt qu’il perd la boule. (de gui, ouarf, ouarf).
    – Tu exagères, petit, dit Vieux-Tronc. Tu n’as pas de cœur, de dire des choses comme ça. Tu sais, il en a vu passer, des étés, lui.
    – Et toi, tu as l’air plutôt en forme pour ton âge ? Tu bossais dans quelle branche ?
    – Ombrageur pour pique-niques, nicheur pour pies et tourterelles turques. Je m’enfilais de belles quantités de gaz carbonique, également. Et toi ?
    – Moi, j’abritais des écureuils et je fournissais des glands pour les sangliers. J’étais très bon en production d’oxygène, aussi. Mais un jour… Une grosse tempête a cassé mon voisin, mon pote le châtaigner, un mec formidable, un profil taillé à coup de serpe, une personnalité assez piquante, c’est vrai, mais il en avait de la conversation, celui-là. Très enraciné dans la culture forestière, ce gars. Ca m’a brisé le cœur. J’ai commencé à me laisser aller. Enfin bref. Et toi ?
    – Bof… inutile d’en parler. Bon, j’ai l’estomac creux, moi. Je me boirais bien une mousse, pas toi ?
    – Avec une rondelle de 6-troncs ?
    – Ah Ah ! Allez, vieille branche, on y va ?
    – Et cooooomment !

  2. Excellent….c’est un délice de te lire, merci Adeline.C’est pour quand le prochain livre ?

  3. Merci t’es trop mignonne ! Mais que dirais-tu de continuer cette histoire ? J’aime bien écrire les débuts, mais les fins c’est plus dur !!! ;o)

  4. Aprés 3 lectures de suite …. je continue de rire !! c’est toi « le p’tit nègre » qui aidait pour les bulles dans « Astérix en Corse » ???
    Adeline…. continue d’écrire s’il te plait.
    « Histoires tu finiras… talent tu as… la force reste en toi … »

  5. ….rhoooo…. bah là j’sais plus quoi dire hein… C’est l’amitié qui inspire… ^^ Smack

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