Le coin de Pierre Monge : espèces invasives en vallée de Chevreuse

Réaction (en bleu) de Pierre Monge suite à sa lecture de cet article sur le site du PNR : « Les Espèces Exotiques Envahissantes – Des espèces végétales et animales ont été introduites volontairement ou accidentellement par l’homme dans des territoires parfois très éloignés de leurs aires de répartition d’origine. Ces introductions sont favorisées par la mondialisation, l’intensification du commerce et le tourisme. Une certaine portion de ces espèces introduites s’adapte à leur territoire d’accueil et parfois peuvent y devenir envahissantes. Elles sont alors à l’origine des invasions biologiques.

Renouee_du_Japon (image PNR 78)Les invasions biologiques, représentent la deuxième cause d’appauvrissement de la biodiversité juste après les modifications d’usage des sols, occasionnant un changement du fonctionnement des écosystèmes d’accueil. En France, de plus en plus de milieux naturels et semi-naturels (cours d’eau, étangs, prairies, forêts..) sont menacés par la prolifération et la propagation des plantes et des animaux envahissants. (Photo du PNR : renouée du Japon – clic !)

Le Parc est aussi touché : le Parc n’échappe pas aux invasions biologiques, et certaines espèces se sont tellement bien acclimatées à notre région qu’elles font désormais partie du paysage. C’est le cas par exemple du Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) qui est présent sur toutes les communes du Parc depuis plusieurs décennies. Cependant, devant l’accroissement du nombre d’espèces exotiques envahissantes et surtout devant la très grande capacité d’extension de certaines d’entre elles, le Parc doit aujourd’hui prendre en compte ce problème, pour préserver son patrimoine écologique des indésirables ! »

Il existe en effet un grand nombre d’espèces invasives, notamment dans la Vallée de Chevreuse. L’impatience de l’Himalaya et le buddleia en font également partie. Il convient de noter que le robinier faux acacia cité dans le texte a été introduit en France par Jean Robin, jardiner d’Henri IV qui lui a donné son nom. Un officier de marine écossais lui avait ramené des graines des Appalaches. Le sujet planté par Jean Robin près de l’église St Julien le Pauvre est du reste et sans doute le plus vieil arbre de Paris (cf. note n°4 – CLIC !). Enfin, certains arbres introduits et plantés  de manière beaucoup trop intensive et systématique stérilisent les sols et uniformisent les paysages. Tel eucalyptus australien, marronnier d‘Inde ramené de l’Empire Ottoman par Charles de l’Ecluse (jardinier de Charles Quint ; voir note sur les arbres d’Inde – CLIC !), et surtout sapin de Douglas venu d’Amérique du Nord, qui « essaime » au moins autant que le robinier. Au surplus, la résistance au feu et à la sécheresse de ces végétaux est faible. Ils croissent certes très vite, mais cela ne devrait en aucun cas être un critère exclusif de choix des essences à mettre en place dans parcs et jardins, bois et forêts.


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