Histoire buissonnière des chemins fargussiens (1) : la sente de la Gâtine

Sente de la GâtineLa sente de la Gâtine

Gâtine, de gâté dans le sens pas gâté, inculte, rien ne pousse,  sol moche, pas besoin qu’Attila passe… L’accent circonflexe indique l’ancienne présence d’un « s ». Gastine. 1re moitié XIIIe s. « terrain inculte, inhabité ; pillage, ruine ».

Drôle de programme. Et totalement faux quand on sait à quel point ce coin de gastine regorge de gens sympathiques, de jolis jardins, et dans sa partie basse, d’étrons fertilisants de première classe… On peut donc dire que les habitants de la sente sont gâtés. D’ailleurs, culinairement parlant, l’anagramme de gatine n’est-elle pas… tagine ?

Statistiques : 1 panneau cul-de-sac, 1 panneau interdit aux plus de 3,5 tonnes, 5 maisons, 15 habitants permanents (7 au féminin, 8 au masculin), 3 chiens, 3 chats, 3 poules, 2 poissons , 2 cochons d’Inde et j’en oublie peut-être.

Au bout de la sente : de réguliers égarés du GPS qui jurent crachent que, si ! la dame  dans la boîte leur dit que la sente de la Gâtine commence ou débouche au bout de la rue du Fondu ! Allez donc tourner au bout de la rue du Fondu avec un gros camion…  Ami amateur de GPS, viens tourner au bout de la sente avec le même matériel… Gare aux portails, piliers, plantations…

Pierre de Ronsard (1524-1585) – « Contre les bûcherons de la forêt de Gastine » (d’actu non ? Lire l’article de l’Union des Amis du Parc : La forêt, usine à bois ?)

NB : la gâtine de Ronsard désigne, depuis la fin du XIXe siècle, l’ancienne forêt de Gastines, située à cheval sur la Gâtine tourangelle et le Vendômois. Cette forêt, défrichée à partir des XIe et XIIe siècles sous l’influence des abbayes de Tours et de Vendôme, a été en partie aliénée, et a subi d’importants déboisements (vers 1570) dont Pierre de Ronsard s’est ému en des vers fameux. La région est dite aujourd’hui le « pays de Ronsard ».

Sente de la Gâtine, décembre 2010

  • Le Mec à pied –  5 décembre 2010 à 11:44 –  Un coin où il fait bon vivre et qui, encore récemment, « A été d’églantines » fleuri.
  • Le Mec à pied (très inspiré…) – 5 décembre 2010 à 13:05 –  … il y en aurait à dire sur ce lieu comme paré « de satin élégant » qui pourrait l’entrainer vers une « destinée galante » …

3 thoughts on “Histoire buissonnière des chemins fargussiens (1) : la sente de la Gâtine

  1. Un coin où il fait bon vivre et qui, encore récemment, « A été d’églantines » fleuri.

  2. Aahhhhhhhhh c’est très fort ! Je n’avais pas tout de suite compris : « sente de la gâtine » = « a été d’églantines » !!!! Encore, encore…

  3. C’est qu’il y en aurait à dire sur ce lieu comme paré « de satin élégant » qui pourrait l’entrainer vers une « destinée galante » …

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