Festival d’Ile de France – Baaba Maal à l’Académie Fratellini (Saint-Denis)

Quel choix de spectacles dans le cadre du Festival d’Ile de France cette année encore ! Difficile de faire une sélection quand tout est fait pour allécher une fargussienne gourmande. Et pas qu’elle ! Ce jour-là nous avons couplé une visite, trop rapide hélas, de la basilique de Saint-Denis, à une soirée spéciale fin de Ramadan donnée à l’académie Fratellini, à Saint-Denis également.

Ce soir-là, Baaba Maal, « grande voix du Sénégal célèbrait la fête de la Korité. En Afrique de l’Ouest, la fête de la Korité marque la fin du Ramadan. Jour de solidarité et de pardon, on se rend visite entre voisins, s’excusant pour le tort qu’on aurait pu leur causer. Jour de liesse et de renouveau, les maisons sont embellies, chacun revêt des vêtements neufs et se pare de ses plus beaux atours, la viande de mouton est partagée… La fête peu à peu s’installe, et la nuit se prolonge au rythme des danses et des chants.

Des bords du Nil lointain serait venu le peuple Haalpulaar dont Baaba Maal est issu. D’une famille de pêcheurs, la musique, réservée à la caste des griots, n’aurait pas dû être sa destinée. Si son père avait l’honneur de chanter pour rassembler les fidèles à la mosquée, c’est sans doute par sa mère musicienne qu’il se familiarise avec les chants a capella et les mélodies traditionnelles. Plus tard, il n’aura de cesse de retrouver le cours du fleuve et d’y puiser sa richesse musicale. Par-delà la voix d’un peuple, c’est également l’Afrique toute entière qu’il embrasse et qu’il défend, notamment en qualité d’ambassadeur du Programme des Nations Unies pour le développement. » Plus sur la soirée ICI.

Pour cette fin de Ramadan, les plats traditionnels sénégalais étaient proposés en ouverture de la soirée. De bonnes choses dont un mafé-miam (sauf peut-être le grand verre de jus de gingembre, n’est pas J.B. ?) Puis un concert chapiteau plein, foule colorée et bruyante, téléphones portables à tout va et spectacle sur scène : le chanteur, son groupe ET une flopée sans cesse renouvelée d’hommes, femmes et enfants venant le toucher, le couvrir de cadeaux et se faire prendre en photo à ses côtés puis dansant sur la piste. Du haut des gradins, quelques blancs égarés se régalaient (enfin moi en tous cas).

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