De notre reporter JiPé : le visiteur du soir

Le visiteur du soir

De notre envoyé et néanmoins oiseleur spécial, Reporter JiPé : « Nous avons eu un visiteur dans le jardin. Il a bien voulu se laisser photographier, un peu, pas trop, pas assez pour réussir le portrait dont on rêve. Est-ce un visiteur de passage ou un habitué ? On ne l’avait jamais vu chez nous, il fréquentait parfois la mare du voisin. Mais les chênes, ayant été élagués l’hiver dernier, lui offrent un perchoir à sa convenance, l’absence de feuillage contribuant évidemment à la possibilité de l’observer. » Merci l’ami !

Je ne peux que vous conseiller la relecture de ce passionnant article : http://www.auffargis.com/2008/07/23/le-heron-de-la-farce/ dans lequel posaient à la fois un héron bordelais et son cousin d’Amérique vu par le même JiPé…

En cadeau ci-dessous une des nombreuses fables de notre enfance (ah bon, pas la vôtre ?) :

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
Ma commère la Carpe y faisait mille tours
Avec le Brochet son compère.
Le Héron en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
Mais il crut mieux faire d’attendre
Qu’il eût un peu plus d’appétit.
Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
S’approchant du bord vit sur l’eau
Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le Rat du bon Horace.
Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
Du Goujon ! c’est bien là le dîner d’un Héron !
J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un Limaçon.
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte. (Jean de La Fontaine)

Et hop ! Si vous avez lu jusqu’ici, voici un autre petit cadeau, la même fable – un brin détournée et en VA (version adulte).

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