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Auffargis.com, Chronique fargussienne

Saint Hubert, le dix cors crucifère et la fargussienne

Enigme (hors PNR)

Enfin ! Afin que vous passiez un meilleur week-end, voici dévoilée l’énigme qui vous a tous tenus en haleine. Tous ou presque, silencieux ou actifs de la souris (relisez les commentaires éclairés de certains de nos abonnés !) : Ce Saint-Hubert en sa chasse sont bien logiquement logés au Hameau de Saint-Hubert (Les Essarts-le-Roi), non loin d’une certaine potière qui le salue quotidiennement. Saint Hubert a essaimé.

Au départ, “Hubert, fils de Bertrand, duc d’Aquitaine et arrière-petit-fils de Clovis était en l’an 683 un seigneur célèbre dans toute la Gaule par son intelligence, sa richesse et sa bonté. Il était âgé de vingt-huit ans et jouissait d’une renommée des plus flatteuses et d’une santé superbe. Il avait un visage loyal, ouvert et souriant. Ayant délaissé la Neustrie où la corruption des grands lui causait souci et offense, il passait ses jours en Ardenne, chez son parent, Pépin d’Herstal, comme lui puissant seigneur et maire du palais des rois d’Austrasie

Un jour d’hiver, Hubert partit a cheval pour la chasse, dès les premières lueurs de l’aurore. C’était le jour de la fête de la Nativité de Notre Seigneur. Du givre était épandu sur les arbres ; du brouillard flottait au creux des vallons ; quelques flocons de neige tombaient. Et comme il commençait à chasser, un cerf dix-cors, entièrement blanc, d’une taille extraordinaire, bondit d’un fourré et s’élança devant lui, l’entraînant dans les profondeurs de la forêt où le galop de son cheval le poursuivit. Après plusieurs heures, le cerf ne montrait toujours aucune fatigue alors que Hubert était rompu. Pourtant la course folle continua. Soudain, il s’arrêta net. Dans une vision de lumière, Hubert vit entre les bois du cerf l’image du Crucifié et il entendit une voix qui lui disait : Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?

Hubert, saisi d’effroi, se jeta à terre et, comme Saint Paul, il interrogea la vision : Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? Va donc, reprit la voix, auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes pêchés, ainsi qu’il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme : Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous !

En bref donc, Saint Hubert, né au VIIe siècle, fut un chasseur invétéré, grand amateur de belle vie, et se convertit de manière spectaculaire. Patron des chasseurs, toujours accompagné du cerf crucifère éblouissant qui a tant inspiré les peintres, les artistes et les défenseurs de la nature, il protègerait également contre la rage.

Vous savez désormais à quel endroit faire une petite halte quand ça tire à tout va le long des petits chemins d’ordinaire paisibles du secteur : Hubert ! Hubert, jusqu’à quand vas-tu les laisser poursuivre les bêtes dans les forêts ?

Saint Hubert à Saint-HubertImmaculés Saint-Hubert et cerf crucifèreVitrail hubertien

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